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GESTION  PRATIQUE  du  RISQUE  RADON
et  L
ÉGISLATION  RADON

 

Pour les propriétaires des ERP (Établissements qui Reçoivent du Public) concernés par la réglementation,
 la gestion sanitaire du radon est indissociable de la législation radon en cours (ci-dessous en B1).

( Un historique "étapes de la législation" est en cours de construction :  dates, monde, Europe, pays, différences, etc.)

(MàJ mars 2008)

 

 

Dans la page "gestion" ci-dessous, aller directement aux paragraphes  :

 

A- Les deux phases :

A1 - Dépistage radon  (début :  vous y êtes !).

A2 - Après dépistage positif.

B- Les 2 démarches du "cadre législatif" de la gestion radon   (avec accès direct aux textes législatifs)

B1 - Strict Cadre législatif (certains ERPs dans 31 départements prioritaires). Sans oublier les peines encourues !

B2 - Cas intermédiaires  (mesures :  réalisées avant législation, sur initiative des propriétaires d'ERP, par les DDASS, …)

C- La démarche "libre" proposée par DOSIRAD.

Hors cadre législatif (ex. le public, autres départements, sociétés…)

(Vous décidez de mesurer et de régler vous-même vos problèmes radon …)

 

 

 

Aller en fin des textes.

A-  Les 2 phases :  dépistage radon et après …

A1-  Dépistage :  recherche des locaux à "risque radioactif radon".

Dans l'idéal, le dépistage radon d'un bâtiment doit permettre de s'assurer que les occupants n'y subissent pas des doses d'irradiation naturelles trop élevées. Ces doses, plus rigoureusement "équivalent de dose", sont basées sur l'énergie des descendants ambiants des gaz radon et thoron (isotope du radon). Elles s'expriment en milliSievert (mSv). La Commission Européenne a recommandé des "niveaux d'action" en mSv, mais aussi en activité radon en Bq/m3 (communément appelée "concentration radon"). Voir le texte de la recommandation de la CCE du 21/02/1990. Cette double recommandation suppose une série d'hypothèses pour justifier une équivalence approximative entre les deux.. En pratique, la législation en Bq/m3 de radon est préférée car plus simple à mettre en place et à mesurer, bien qu'elle puisse parfois considérer comme sain un local qui ne le serait pas en terme de dose (mSv). Pour passer d'une concentration de radon en Bq/m3 à une dose en mSv, les principales hypothèses sont :

- durée de présence dans les lieux (# 80% du temps),

- le facteur d'équilibre "F" entre les descendants ambiants et ceux qui seraient à l'équilibre avec le gaz radon (F # 0.40),

- l'absence de descendants du "thoron" (isotope du radon) dans l'air ambiant,

- le débit respiratoire (# 0.8 m3/h), lui-même fonction du poids, de l'activité physique et de la densité de l'air (altitude, température),

- la fraction libre "f" (proportion de descendants non attachés à des poussières ambiantes), etc…

La législation française des ERP (Établissements qui Reçoivent du Public) exige des dépistages "intégrés" de 2 mois, entre mi-septembre et fin avril.. Dans ces conditions, les seuls appareils de mesures acceptables (qualité / prix) sont les petits dosimètres radon "intégrateurs" (qui donnent un résultat moyen sur toute la durée de la mesure) et passifs (sans moteur ni alimentation électrique). Ils peuvent mesurer les Bq/m3 de radon seul (dosimètres en boîtiers fermés) ou les Bq/m3 de tous les émetteurs alpha ambiants (films à l'air libre) qui ont l'avantage d'inclure les descendants solides, les seuls dangereux. Il existe aussi des dosimètres à "charbon actif", très utilisés aux USA, mais qui font des mesures de quelques jours seulement. Insuffisant pour être reproductible.

Hors des ERP (ex. pour les particuliers) , nous considérons qu'un mois de dépistage suffit, hors de la période juin-juillet-août. Comme les niveaux d'action de 400 et 1000 Bq/m3 sont "annuels", toute moyenne de radon obtenue sur une durée inférieure à un an est toujours une approximation. Par ailleurs, éviter les mesures en plein été, n'est qu'une précaution, car ces mesures ne sont pas toujours inférieures à celles d'hiver (ex. en cas d'air conditionnée qui oblige à fermer les fenêtres…). De plus, techniquement, la sensibilité de certains dosimètres ou leurs bruits de fond trop élevés ne leur permettent pas de réduire le temps d'exposition.

Sur un même terrain, deux bâtiments similaires peuvent présenter des risques radioactifs très différents. De même, pour deux locaux semblables dans un même bâtiment. La probabilité de trouver des locaux à risque radon dépend de multiples facteurs. Certains sont "visibles" ou prévisibles (nature du sous-sol, caractéristiques "bâtiment", habitudes de vie des habitants, étages, etc.), d'autres ne le sont pas (fissures et porosités masquées des fondations, etc.). Cette probabilité n'est jamais nulle. A priori, pour être sûr qu'une propriété n'a aucun problème radon, il faudrait tester tous les locaux de vie de tous les bâtiments, quelle que soit la région, les types de construction et les natures de terrains.

Cependant, grâce à une série d'observations de terrain, on peut significativement réduire le nombre de dosimètres, donc réduire le coût, en minimisant le risque qu'un local à risque échappe au dépistage. En France, la législation récente dans les ERP, propose cette même démarche. Elle oblige les "organismes agréés" (voir liste en page d'accueil) à suivre un protocole précis pour réduire le nombre de dosimètres lors des dépistages. Même si notre accord avec cette législation n'est pas toujours parfait, nous invitons tous les "organismes agréés" chargés de faire les dépistages, à suivre rigoureusement les protocoles réglementaires dans les ERP. De même, en Europe, tous les protocoles nationaux, pourtant issus des mêmes recommandations de la Commission Européenne (ex. mesures intégrées, etc.), ne sont pas semblables. Aucune procédure n'est et ne sera jamais parfaite. Par exemples : très récemment, l'OMS recommande 3 mois de dépistage, en Angleterre le HPA recommande l'envoi des dosimètres dans les 7 jours après commande et exige une utilisation dans les 3 jours après réception (!). De plus, leur sélection des locaux à mesurer est différente et plus simple qu'en France. Même styles de divergences dans tous les pays… Qui à raison ?  Personne, sauf l'expérience du vieux professionnel qui a fait toutes les erreurs avant et qui veut éviter d'en faire d'autres, pour garder ses clients… (c'est un avis…)

Ce qui suit est le résultat de nos 18 ans d'expérience de terrain. NOTER :   nous sommes prêts à modifier les tableaux ci-dessous en fonction de toute expérience ou information nouvelle ou contradictoire. L'objectif est de réduire le nombre de dosimètres pour réduire le coût total d'un dépistage, mais sans trop risquer de "rater" un local à risque radon :

Observations  préalables  :

Réduction possible du nombre de mesures de dépistage :

Temps d'occupation - Le risque radioactif est proportionnel au temps passé dans les locaux. A eux seuls, les locaux principaux, où le temps passé est le plus long, constituent l'essentiel des doses reçues. Une cave à vin à fort taux de radon est sans risque à condition que son radon ne pollue pas trop les autres pièces (cas s'il elles sont en légère dépression) A noter que certains locaux n'ont pas le même taux d'occupation pour tous les résidents… (ex. Enfants/parents, ateliers/bureaux, etc.). Certains locaux peuvent aussi changer de destination au cours du temps.

Lors du dépistage (but sanitaire global), les locaux "secondaires" ne sont pas concernés. Leur temps d'occupation est trop faible pour constituer un risque sérieux (rangement, caves, WC, couloirs, vestiaires, escaliers, etc.). Seuls les "locaux de vie", régulièrement occupés, sont concernés. La législation dans les "ERP"  (voir les normes AFNOR ) dit que tout local où au moins une personne passe plus d'une heure par jour, est considéré comme un "local de vie".

Étages - Sauf dans quelques cas connus (chauffage à air chaud, cage d'escalier unique desservant plusieurs étages, gaines techniques, etc.), la concentration de radon diminue quand on monte dans les étages. Ce n'est pas à cause de la forte densité du radon mais, parce que la quais totalité du radon entre par les manques d'étanchéité des fondations. Même si certains matériaux de construction (le granit, etc.) émettent du radon, ils ne sont quasiment jamais responsables des fortes pollutions. Par contre, ils émettent à l'étage où ils se trouvent. Enfin, quand la concentration de thoron est significative, ce sont ces matériaux qui en sont les principaux responsables (voir thoron ci-après). Sur échantillons, notre labo peut mesurer les émanations radon et thoron de tous matériaux.

En règle générale, il n'est pas nécessaire de tester les étages. Cependant, en cas de doute par rapport aux "observations" ci-contre, ne pas hésiter à faire quelques mesures de sondage dans les locaux de vie du premier étage.

  Par contre, tous les "locaux de vie" au contact de murs et sols enterrés devraient faire l'objet d'un dépistage. De même pour ceux qui n'en sont séparés que par des locaux secondaires (non testés lors d'un dépistage). S'il n'y avait pas d'autres moyens de réduire davantage le nombre de mesures (voir ci-dessous), tous les locaux de vie d'un RdC sans sous-sol devraient être testés. De même pour tous locaux de vie en sous-sol. C'est plus délicat pour les mesures au RdC quand il y a un sous-sol.

Zones polluées - Un excès de radon touche presque toujours plusieurs locaux voisins. Même quand il n'y a qu'un local source, la contamination par "zones" est la règle. Elle provient essentiellement d'une pollution de voisinage, par les portes de communication entre "locaux de vie".

  Bien noter qu'un local de vie, dépisté "positif", n'est pas forcément lui-même, le principal local source de la Zone. Un local voisin, "de vie" ou non, de grande ou de petite taille, peut ne pas avoir été dépisté, mais être pourtant le principal local source de la zone.

Pour le dépistage, parmi les locaux de vie identifiés au sous-sol et RdC, au paragraphe "étages", il est simple et suffisant de tester environ 1 local sur 2, quand ils sont mitoyens et reliés directement par des portes ou par un couloir de liaison. Noter que, logiquement, un local du RdC situé au-dessus d'un local de vie testé du sous-sol, n'est pas à tester en priorité. En effet, sa source potentielle, immédiatement en dessous, a été testée.

   Inversement, comme dit au paragraphe suivant A2, après un dépistage positif, un quadrillage très serré de tous les locaux voisins est nécessaire pour identifier les principales pièces sources de radon de la zone. Comme 1 local de vie sur 2 a été dépisté, tous les derniers locaux de vie de la zone se trouveront ainsi testés.

Réglementation dans les ERP – Pour réduire le nombre de dosimètres de dépistage, la législation demande aux "organismes agréés pour les mesures dans les ERP", de décomposer chaque bâtiment en "zones homogène", de caractéristiques "bâtiment" suffisamment proches pour que les concentrations de radon aient des chances d'y être semblables partout (Norme AFNOR NF M60-771, voir liste des normes AFNOR). Au moins, une mesure doit être faite par zone homogène. Le minimum étant de 1 par 200m² et de 2 par bâtiment (même si 1 seul local ! ridicule !).

  Tout comme on ne peut pas dire que deux bâtiments identiques auront les mêmes problèmes radon, il est risqué de considérer qu'une zone apparemment "homogène bâtiment" sera forcément "homogène radon". Cela supposerait une concentration de radon homogène sous un bâtiment ainsi qu'aucune voie de passage "cachée" de radon (ex. double-cloisons, fissures sous carrelage et moquettes, porosités masquées, etc.).

  Sur sol rocheux, les sorties de radon ne sont jamais uniformes mais ponctuelles. Il suffit de regarder comment sortent du sol les fumerolles en Islande, pour s'en convaincre. Par exemple, rien ne garantit que sur 200m² de 12 petites chambres de 17m², apparemment "homogènes", le risque radon sera le même partout. Loin de là. Mêmes si les voies de passages possible étaient rigoureusement identiques. Des cas semblables sont fréquents. Alors, mesurer un seul petit local sur 200m², risque fort de passer à coté d'un local à problème.

  Dans les ERP concernés par la législation récente, le protocole imposé doit évidemment être respecté, sous peine de rapports d'intervention non conformes. Cependant, il faut être prudent. Se rappeler que le but du découpage en "zones homogènes" est de réduire le nombre de dosimètres, sans trop augmenter le risque de "rater" un local de vie à problème. En cas de doute, rien n'interdit de mettre un dosimètre de plus. Par exemple, s'il y a 12 chambres identiques sur 200m² "homogène bâtiment", nous conseillons fortement de poser 6 dosimètres (1 pièce sur 2), pour éviter de rater une zone ou un local à risque radon.

  Dans les petits bâtiments, où les frais annexes sont plus élevés que le prix des dosimètres, il est plus rentable de mesurer tous les "locaux de vie" identifiés au paragraphe "étages". Aucun visite ni "plan de pose" n'est alors nécessaire et le coût total s'en trouve très réduit. Si le devis "tous locaux de vie" est inférieur au devis "zones homogènes", cette approche est dores et déjà préférable dans les ERP, puisqu'il n'y a plus aucun risque de "rater" un local de vie à problème, pour moins cher.

  Dans les bâtiments non réglementés, que les mesures soient faites par des organisations, des professionnels ou des propriétaires, la méthode de dépistage est libre. Le propriétaire "payeur" mesure les locaux qu'il veut.

Eau – En France, plusieurs milliers de maisons ont un puits en sous-sol. Par dégazage, l'eau de ces puits est presque toujours une importante source de radon atmosphérique. C'est un vrai problème dans les établissements thermaux. Inversement, l'eau perd rapidement son radon après soutirage. Une bonne aération de quelques heures suffit à rendre l'eau potable, mais attention au radon qui se dégage alors !.

   Une recommandation de la C.E. (Commission Européenne) de 2001 demande aux états membres de mettre en place des contrôles radon pour l'eau potable. Pour l'eau utilisée par le public, un niveau maximum de 1000 Bq/l est proposé. Ces recommandations n'ont pas encore été transposées en France, à ce jour. Une étude spécifique a cependant été menée dans les établissements thermaux et donne déjà quelques conseils.

  Département à risque ou pas, il est impératif de dépister le radon dans tous bâtiments où entrent des eaux de puits ou de source.

  La pollution atmosphérique peut parfois atteindre des niveaux records, en cas de puits dans une maison (ex. 20 000 Bq/m3). Il n'y a guère moyen d'abaisser ces concentrations au-dessous de 400 Bq/m3, sans passer par la condamnation totale de ces puits.

  La pollution de l'eau potable se mesure aisément, sur échantillon d'eau. Il suffit d'envoyer un peu d'eau à notre laboratoire, dans des flacons spéciaux, très étanches au radon. Contactez notre laboratoire.

 

 

Indépendamment du nombre de dosimètres, optimiser les emplacements et la durée des mesures de dépistage dépend aussi de certaines observations préalables  :

Observations  préalables :

Emplacements, durées, méthodes des mesures de dépistages :

Conditions d'occupation -  Dans chaque local, les concentrations de radon dépendent des habitudes de vie des occupants. Le rythme des ouvertures des portes et fenêtres influe fortement sur la concentration moyenne de radon, trouvée à l'occasion des dépistages. Ne jamais oublier que les principales voies naturelles de passage du radon d'une pièce à l'autre sont … les portes, les couloirs et les escaliers.

Le rôle des dépistages étant de découvrir d'éventuels locaux à risque radon, les mesures doivent être faites dans les conditions normales de vie, de tous ses occupants. Toute mesure "confinée", produit des alertes radon dépourvues de sens sanitaire.

Homogénéité radon - La concentration moyenne de radon est généralement très  homogène dans un "local" de vie, sauf à proximité de portes qui séparent deux zones de concentrations radon très différentes. C'est le cas des portes qui donnent sur l'extérieur ou de celles qui séparent une cave en terre battue d'un escalier. La concentration de radon ne varie pas significativement à proximité des meubles et parois diverses. Même des films radon posés sur des écrans de TV ne donnent pas de résultats significativement différents de ceux posés dans la pièce... Par contre, selon la disposition des lieux et les débits d'air, il peut se produire une "veine" d'air avec moins de radon, entre l'aspiration d'une VMC et les voies d'entrée d'air frais. La concentration de radon y est alors plus faible qu'ailleurs.

Pour le radon, un "local" est délimité par des murs et des portes. Un local "radon homogène" est aussi bien un ensemble de cellules sans portes que plusieurs pièces  avec portes toujours ouvertes. Le radon se raisonne en terme de "nombre de locaux" et non en terme de surfaces de locaux.

Ne pas placer les détecteurs trop près des portes ou des fenêtres qui donnent sur l'extérieur.

Pour ce qui concerne les entrées de radon, elles sont souvent ponctuelles mais le radon se dilue très rapidement dans l'air. Il y a donc très peu de chance qu'un dosimètre soit placé suffisamment près d'une source pour que sa mesure soit nettement majorée. D'autant que pour un dépistage, on pose évidemment les dosimètres dans des endroits dégagés, et non au sol, près des passages de tuyauteries !

 

Densité du radon - Malgré sa forte densité relative de 7.5 par rapport à l'air, le radon ne s'accumule pas en strates. A sa concentration proche du zéro homéopathique, la densité nominale ne joue plus. En effet, 1000 Bq/m3 ne représentent que 1.8x10-11 ppm !  Par comparaison, la norme "ozone" à ne pas dépasser est de 0.11 ppm (1ppm=1cm3 dans 1m3). Même avec une forte odeur ou couleur ou goût théoriques, rien ne saurait être décelé. Dans un rayon de soleil on peut même voir que les plus fines poussières ambiantes ne descendent quasiment pas, malgré une densité de plus de 1000 par rapport à l'air !

La hauteur de pose est sans importance. Dans un même local, les dosimètres posés entre 20cm et 2.20m ne donnent aucune différence significative de mesure. Chacun peut le vérifier aisément, à condition de tenir compte des remarques du paragraphe précédent concernant l'homogénéité du radon.

  Mais attention, la hauteur de 1 à 2m est encore normalisée en France pour les dépistages dans les ERP (NF M60-771). Les organismes agréés doivent donc se conformer aux normes, là où elles s'appliquent.

Aération/Ventilation et descendants - Dans un local, la concentration des descendants est également homogène, à condition qu'il y ait un minimum de mouvement d'air dans le local (convexion thermique, aération, déplacements humains, ventilateurs, etc.).

  Bien distinguer ventilation (= brassage d'air) et aération (= remplacement d'air ambiant par de l'air extérieur par des bouches d'aération). La "ventilation dite mécanique" (VMC) est en fait une aération forcée, à l'aide d'un "extracteur". En général, une aération dite "standard", correspond à 1 volume de pièce renouvelé par heure (soit 100%). En pratique, ce chiffre est très variable. L'aération abaisse fortement la concentration de radon mais aussi le facteur d'équilibre "F". Entre 10% et 100% d'aération, la concentration de radon à l'équilibre, chute d'un facteur 10. Par ailleurs, la seule aération de 100%, abaisse le facteur d'équilibre "F" jusque 0.53, même en l'absence de tout dépôt de descendants sur les parois.  Ces dépôts ne peuvent qu'abaisser davantage "F". Ceci est cohérent avec un "F standard" de 0.40.

Comme les dépistages concernent uniquement les locaux de vie, donc avec un minimum de mouvement d'air, même les mesures "ouvertes" sont toujours très stables, malgré leur sensibilité connue aux descendants ambiants. En pratique, cette homogénéité reste vraie même à proximité immédiate des parois non elles-mêmes émettrices (y compris les murs "classiques" :  finitions plâtres, peintures, papiers, etc.).

  C'est seulement dans un local strictement sans mouvement d'air (pas de déplacement humain, ni convexion thermique, chauffage, aération, ventilation, etc.) qu'une certaine fluctuation des résultats des mesures 'ouvertes" est constatée. Elle est due à une certaine hétérogénéité des descendants.

Thoron – Il est totalement négligé par la législation, parce qu'il y en a rarement assez pour aggraver fortement le risque sanitaire. Cependant, il participe en moyenne à environ 10% de la dose. Donc parfois moins mais aussi parfois plus. Donc pas toujours négligeable.

   Étant donnée sa durée de vie de 50s, il provient rarement du sous-sol des bâtiments mais plutôt des rares matériaux de construction pouvant être émetteurs. Quand il y a du thoron, sa concentration est plus élevée à quelques centimètres des parois émettrices. Cette distance est très variable selon les mouvements d'air dans le local concerné. Par contre, la concentration des descendants ambiants reste assez homogène.

  Très exceptionnellement, quand un mur est émetteur de thoron, les dosimètres "ouvert" collés sur ce mur, peuvent donner un peu plus de traces qu'à 20 cm du mur. Ils donnent aussi un peu plus de traces que le seul radon, au centre de la pièce. C'est que les descendants ambiants du thoron sont présents partout. La mesure du radon par un dosimètre "ouvert" surestime donc alors un peu le radon ambiant. Mais le risque sanitaire global n'est-il pas lui-même plus élevé que le radon gaz ne l'indique… Inversement, les dosimètres "fermés", quasiment insensibles au thoron, peuvent donc sous estimer le risque sanitaire global. Il est difficile de soutenir qu'un dépistage insensible au risque thoron est un meilleur indicateur sanitaire… C'est l'un des arguments en faveur de dépistages avec des dosimètres "ouvert.

Durée de mesure - Les seuils réglementaires de 400 et 1000 Bq/m3 de radon gaz, sont des moyennes annuelles. En général, la concentration moyenne du radon à l'intérieur des bâtiments, est plus faible l'été que l'hiver. Mais, attention, avec les climatiseurs, l'aération est parfois faible, même l'été ! Certains pays (Angleterre, Norvège, etc.) ont adopté des facteurs correctifs, en fonction de la saison de mesures, pour obtenir un résultat plus représentatif de la véritable moyenne annuelle. Cela est approximatif mais permet d'allonger sensiblement la "saison" des mesures de radon.

La réglementation dans les ERP prévoit des "dépistages intégrés" d'au moins 2 mois, entre le 15 septembre et le 31 avril. En général, les résultats moyens sont donc supérieurs à la moyenne annuelle. L'activité (pas en Bq ! ) des professionnels de la mesure, est donc très saisonnière. Pour les particuliers et autres propriétaires non concernés par la réglementation actuelle, nous avons constaté qu'un mois de dépistage, hors juin-juillet-août, est très acceptable et suffisant pour savoir si une maison est saine.

T°C et RH - Aucun dosimètre intégrateur "passif" n'est insensible à la température et à l'humidité. Néanmoins, en conservation, le film LR115 peut être conservé plusieurs années à T°C et RH ordinaire. En fonctionnement, pour de longues expositions, il est préférable d'éviter T> 50°C quand l'humidité est simultanément élevée (> 70 RH).

Chez DOSIRAD, les gros axes de production de film LR115, sont conservés des années en frigo à RH stable, dans des emballages étanches à l'humidité. Ces emballages sont sortis des frigos 1 à 2 jours avant usage des films.

Éviter la pose de dosimètres sur les radiateurs en fonctionnement.

En cas de doute sur les conditions extrêmes de stockage ou d'emploi, envoyer à l'analyse un dosimètre témoin qui n'aura pas été exposé et qui nous servira de témoin (prévenir le labo).

Les conditions normales d'hygro et de température sont recommandées pour le stockage de nos dosimètres radon. C'est simple, sans erreur possible et très largement suffisant.

U.V. - Les dosimètres "ouvert" sont sensibles aux U.V. de la lumière solaire. A faible et moyenne irradiation UV, ce phénomène est "transparent" pour l'utilisateur, car compensé par des algorithmes de calcul. Mais le film peut devenir inexploitable, à partir d'une irradiation trop élevée. Les lumières néon et tungstène sont sans effet.

Ne pas ouvrir les dosimètres de type "ouvert" face au soleil, surtout pour les mesures longues. En gros, il ne faut pas dépasser une exposition de 15j, face au soleil, derrière une vitre. Ne pas utiliser les dosimètres "ouvert" en extérieur sans précautions "anti-soleil". Nous disposons de méthodes "protégées UV", pour les cas extrêmes. En pratique, pour les mesures d'intérieur, notre labo constate que seulement un ou deux dosimètres sur mille deviennent illisibles à cause des UV. Deux raisons, la sensibilité au soleil n'est pas extrême et les utilisateurs sont "briffés" …

 

Compte tenu de ce qui a été dit en introduction, il faut bien voir que le temps réel d'occupation est très important. La dose alpha en mSv est la même pour 80% du temps passé dans un local à 400 Bq/m3 que pour 40% du temps passé dans un local à 800 Bq/m3 !

De même, si la réglementation de 400 Bq/m3 s'applique, par définition, quand le facteur d'équilibre "F" est 0.40, il faut bien voir qu'elle aurait été de 800 Bq/m3 si "F" moyen avait été de 0.20 dans les bâtiments. A concentration égale de gaz radon, pour moitié moins de descendants il y moitié moins de risque sanitaire.

Ce n'est pas parce qu'une législation est nécessairement simplificatrice, que les techniciens curieux doivent cesser de s'intéresser à la problématique générale de la gestion sanitaire du radon. En particulier, chacun a le devoir de se souvenir que le risque sanitaire provient des descendants (Rn et Th) et non du gaz radon seul. A noter que les recommandations du décret 2003-462, du 21mai 2003, prévoyaient des mesures de l'activité du radon et de ses descendants !  Descendants que la législation actuelle ignore aujourd'hui. Pourtant, dépister un risque sanitaire devrait consister à évaluer un risque global, quitte à vérifier ensuite les concentrations de descendants (y compris ceux du thoron) dans les locaux dépistés "à risque".

Justement, pour les curieux, nous avons cité en introduction un autre paramètre oublié :  la densité de l'air. Elle diminue quand la température et/ou l'altitude augmentent. Logiquement, la législation pourrait donc aussi dépendre de l'altitude et de la température… Plus la densité de l'air baisse moins il y a de molécules par m3 et plus les particules alpha vont loin (8 cm environ pour les plus énergétiques, dans les conditions normales). A l'intérieur d'un dosimètre de type "fermé", à proportion de radon égale, il y aura moins d'atomes de radon, donc moins de traces, donc moins de Bq mesurés par m3 d'air raréfié. Mais, le risque sanitaire sera à peu près le même. En effet, le débit respiratoire augmente avec l'altitude. Résultat, un dosimètre "fermé" mesure moins de Bq/m3, malgré un risque sanitaire globalement inchangé. Ce n'est pas le cas des dosimètres "ouvert", dont le volume de mesure dépend du libre parcourt des particules alpha. Ce volume de mesure augmentant, les dosimètres "ouvert" continueront à donner le même résultat pour un risque inchangé. N'est-ce pas la moindre des choses pour dépister le risque sanitaire radioactif global ?  Proportion de l'effet d'altitude ?  A 2000 m, la pression étant environ 25% plus faible qu'au niveau de la mer, un dosimètre "fermé" sous-estimera le risque d'un facteur 25%.

Pourtant, le gaz radon reste presque toujours un indicateur de risque acceptable, dans les habitations. En effet, la proportion entre descendants ambiants et radon est assez stable (facteur d'équilibre "F" proche de 0.40 ± 0.15), le thoron est souvent négligeable et les fortes altitudes sont peu peuplées (!). Pour ces raisons, les dosimètres "ouverts (films à l'air libre) et fermés (films dans des boîtiers) donnent quasiment toujours les mêmes résultats. Par contre, dans certains cas, la seule concentration du gaz radon peut sous-estimer le risque radioactif global. C'est le cas des locaux à fort "F" (ex. Centres thermaux, maisons peu aérées, etc…) et les cas ou la présence de thoron n'est pas négligeable (caves en terre battue, certains matériaux de construction, etc.). Dans ces cas "anormaux", les résultats obtenus avec les dosimètres "ouverts" donnent une meilleure estimation du risque radioactif global. Ce n'est parce que la législation actuelle ignore le thoron qu'il ne faut pas l'inclure dans le risque sanitaire global quand on a l'opportunité de le découvrir. La mise en évidence de thoron est souvent le résultat de "mesures complémentaires" adaptées aux cas complexes (ci-après), mais encore faut-il que le dépistage n'ait pas déclaré le local sain, par erreur. C'est d'autant plus important que le thoron ne s'élimine pas de la même façon que le radon. Par exemple, l'aération ne l'élimine pas... (raison : il se désintègre avant qu'une aération normale n'ait le temps de le chasser).

A2-  Après un dépistage positif.

 

-  Après un résultat de dépistage supérieur à 400 Bq/m3, la première démarche est d'identifier le (les) principal local source radon de la zone polluée.. Cependant, quand un local source de la zone testée est évident (ex: sol en terre battue, plancher sur terrain rocheux,…) il est souvent plus efficace d'étancher ce local, avant même toute remesure. De toute façon cela devra être fait… Autrement, comme tous les locaux ne sont pas mesurés lors du dépistage, le (les) local source peut aussi bien être le local dépisté lui-même, une pièce de vie voisine ou un petit local secondaire (WC, vestiaire, pièce d'eau, cuisine, etc.).. C'est en traitant en priorité le (ou les) principal local source trouvé, qu'on a le plus de chance de réduire la pollution de la zone.

  Quand il y a un autre niveau (ex: une cave) sous celui dépisté à risque (ex. au RdC), il faut bien sûr s'y intéresser. C'est souvent là que se trouve le local source du secteur. Là, il n'est plus question d'essayer de réduire le nombre de mesures, comme pour un dépistage. Il faut comparer entre eux, tous les locaux d'une zone centrée autour du local initialement dépisté positif.

 

  La meilleure façon d'identifier le local source est de faire un "quadrillage" serré de mesures autour et en dessous du ou des locaux dépistés "à problème". Ce quadrillage comprend tous locaux, petits ou grands, pièces de vie ou non. Ces mesures doivent impérativement être simultanées pour pouvoir être comparées entre elles. En effet, les fluctuations de radon sont trop importantes, d'une heure et d'un jour sur l'autre. Une mesure électronique du matin n'est pas comparable à une mesure électronique de l'après-midi !

  La façon la plus économique est d'utiliser à nouveau des petits dosimètres passifs intégrateurs.  L'OMS confirme que les mêmes dosimètres passifs que pour le dépistage peuvent être utilisés pour cette recherche. La sensibilité élevée du dosimètre KODALPHA lui permet des mesures de seulement 1 à 2 semaines. De telles mesures comparatives sont quasi-impossibles avec les appareils électroniques. En effet, chaque mesure ne demande que quelques heures mais il faudrait autant d'appareils que de points de mesures comparatives à faire !  Cette étape est importante car nous avons trop vu de propriétaires faire des travaux dans le local dépisté, alors que le problème de la zone provenait d'un local voisin, souvent petit !  Puisque la contamination de voisinage des locaux provient surtout des portes, il est préférable de donner la consigne de les fermer le plus possible pendant ces mesures comparatives (exemple: les faire pendant les vacances, …). Enfin, cette identification des locaux sources est faisable en toutes saisons, parce qu'elle n'a qu'un but comparatif, pièces à pièce. Dans les ERP soumis à législation, la norme NF M60-771 "recommande" pourtant des mesures ponctuelles, à notre avis moins fiables. Mais ce n'est qu'une recommandation.

 

-  Après identification des locaux sources radon, il est souvent très difficile voire impossible d'identifier les emplacements précis des entrées radon dans ces locaux. Même avec des méthodes de mesures sophistiquées. Mais, dans 95% des cas, les pollutions radon sont "classiques" et ne nécessitent aucune identification aussi précise avant de tenter de faire des premiers travaux simples souvent suffisants.

  De plus, s'il arrive de constater une concentration moyenne un peu plus faible à coté d'une porte, il est très rare d'avoir la chance de trouver une concentration plus élevée à proximité immédiate d'un point d'entrée ponctuel. Pour identifier un point précis d'entrée il faudrait déjà repérer un point douteux d'étanchéité. Lorsqu'on soupçonne une entrée de radon autour d'un passage de tuyauterie, il est plus efficace d'étancher cette entrée, plutôt que d'espérer aider la décision en tentant une mesure peu fiable, avant d'étancher. De plus, le simple fait d'entrer dans une pièce, avec une fiole scintillante à la main, perturbe l'homogénéité instantanée du radon. C'est le phénomène du "halo" qui suit une personne qui entre dans un local enfumé. Le bon usage des "fioles scintillantes" serait d'attendre une heure, à coté de la fiole, avant de prélever l'air ambiant…

 

 

-  Après échec de premiers travaux simples, parfois après plusieurs étapes simples, certaines mesures plus "techniques" peuvent s'avérer utiles. Cela suggère deux sortes de mesures complémentaires :  mesures simples avant travaux simples et plus complexes (plus "pro") après échec des premiers travaux simples.

  Parmi les mesures davantage "pro", signalons :

- les systèmes "renifleurs" qui permettent de contrôler le radon derrière des cloisons, doubles-cloisons, dalles…

- la mesure du temps de retour à une concentration stable de radon (par des appareils enregistreurs) après forte aération d'un local. Cette mesure, méconnue et souvent oubliée, est pourtant caractéristique du taux d'aération du local. Si l'aération est "standard" (1 volume de pièce par heure), il faut environ 5 heures pour retrouver le niveau stable de gaz radon initial. Si l'aération pouvait être strictement nulle, il faudrait 25 jours ! !  

- autres mesures "techniques" plus complexes ( facteur d'équilibre, thoron,  radon dans l'eau, etc…). A noter que lorsqu'on parle de mesurer un facteur d'équilibre ou le thoron, c'est déjà qu'on a compris que le gaz radon seul, n'est pas responsable du risque sanitaire ! … et que la stricte législation radon peut parfois être trop simplificatrice et considérer comme "sain" un local qui dépasse les normes en terme de descendants.

 

-  Dans tous les cas, il vaut mieux n'entreprendre qu'un seul type de travaux simples à la fois, avant remesures (étanchéité, aération, mise en dépression, etc.), sous peine de ne pas savoir quels travaux ont fait quoi. Cette précaution prend toute son importance en cas d'échec des travaux simples déjà entrepris.

 

 

--  Les travaux sont de trois types  (la législation française des ERP ne retient que les deux premiers) :

1-  Limitation des entrées de radon. Elle comprend deux familles de travaux. La première est l'amélioration des étanchéités de l'interface entre le terrain extérieur et l'intérieur du bâtiment. La deuxième est de jouer sur le différentiel de pressions intérieur / extérieur, pour créer un "contre-courant" au niveau des voies de passage résiduelles (il faut quand même les avoir étanchées au mieux avant), pour empêcher le radon d'entrer.

2-  Dilution du gaz radon intérieur, par de l'air frais (aération, etc.). A noter que l'aération réduit la concentration de radon mais aussi le facteur d'équilibre "F". L'effet est donc double :  rapide diminution du gaz radon, mais aussi moindre proportion de descendants par rapport à ce radon. Rappelons que ces descendants sont les vrais responsables de l'augmentation du risque de cancer du poumon.

3-  Abaissement de "F" et limitation du thoron.  Il faut bien sûr pouvoir contrôler les effets obtenus. Nous proposons une méthode intégrée simple d'estimer "F" et les excès de thoron, à la page "DOSIFILM". Bien que non réglementé en France, ces actions peuvent abaisser significativement le risque sanitaire, sans forcément abaisser la concentration de radon. Ces actions ne sont donc pas reconnues par la législation actuelle dans les ERP. Pourtant, il suffit d'aller voir certains sites US pour voir que de nombreuses améliorations sanitaires ne sont pas uniquement basées sur le seul gaz radon.

   Par exemple, on a vu que l'aération abaisse à la fois le radon mais aussi "F". Il faut savoir qu'un simple ventilateur abaisse aussi  "F", par simple brassage de l'air. Ce phénomène est surtout sensible dans les grands locaux. La vitesse de l'air permet aux descendants ambiants d'aller se déposer plus vite sur les parois éloignées ( murs, mobilier, rideaux, écrans de télé, etc.). Plus les descendants se déposent, moins il en reste dans l'air et plus "F" baisse. Certains préconisent aussi une filtration en boucle, de l'air intérieur. Des équipements de ce genre sont commercialisés. L'effet n'est sensible que si le débit filtré est assez fort et la pièce (une seule) pas trop grande. Alors, malgré une concentration de gaz radon inchangée, on respire moins de descendants.

  Pour les puristes, évaluer le risque nécessiterait aussi de faire intervenir la fraction libre "f" des descendants ambiants. Ce sont les descendants "non attachés" à des poussières. Malgré leur charge statique, ils pénètreraient plus profondément dans les poumons et seraient donc plus dangereux que les descendants attachés. Par contre, on peut signaler qu'un simple masque filtrant protège correctement des descendants ambiants, attachés ou non à des poussières ambiantes. C'est une précaution que peuvent prendre les professionnels trop souvent exposés au radon.

   Exceptionnellement, il peut être nécessaire de réduire la quantité de thoron. De nombreuses études ont rapporté des cas à forte présence de thoron dans certains bâtiments. Attention, pour le thoron, l'aération ne "marche" pas. Elle fait très peu chuter la concentration de thoron. Comme le thoron provient surtout des matériaux de construction, il suffit souvent de "peindre" ces matériaux pour empêcher le thoron de passer dans l'air de la pièce. Les peinture-colles anti-humidité sont très efficaces. Elles peuvent même être utilisées sur les murs des caves, contre l'entrée du gaz radon.

Évidemment, après tous travaux, il faut faire une mesure de contrôle assez rapide, de durée adaptée, pour vérifier l'effet obtenu. Si cet effet semble suffisant pour passer en dessous de la norme de 400 Bq/m3, il faut refaire un vrai dépistage long, pour valider. Aussi bien dans le cadre privé que dans le cadre des ERP réglementés. Sinon, il faut envisager une autre étape de travaux et/ou de nouvelles mesures simples, pour continuer d'améliorer.

  Après travaux, nous trouvons très aléatoires les contrôles de quelques heures (mesures électroniques, etc.) ou instantanées (fioles scintillantes, …) après confinement du local. Ce confinement peut augmenter considérablement la mesure, tandis que l'heure de la mesure peut aussi tout modifier. Comment être sûr que les travaux ont été bénéfiques en conditions de vie ?  Il vaut mieux faire des re-mesures de contrôles de quelques jours (à quelques semaines), dans les conditions de vie normales. Une sécurité consiste à doubler cette mesure par une remesure simultanée dans un local éloigné, non touché par les travaux.

Attention, quand les mesures sont faites par des organismes agréés, dans des ERP concernés par la législation actuelle, les cycles de travaux / remesures sont précisément décrits et réglementés.

 


 

 

B-   2 démarches du cadre législatif de la gestion radon :

B1)  Strict cadre de la législation actuelle.

Tous les ERP (Établissements qui Reçoivent du Public) qui figurent dans l'une des 4 catégories d'établissements de la liste officielle et qui sont situés dans l'un des 31 départements prioritaires, devrons envoyer à leurs DDASS, le rapport de dépistage officiel délivré par l'organisme agréé qui a fait les mesures de dépistage de 2 mois, entre le 15 septembre 2007 et le 30 avril 2008. Voir les textes ci-dessous.

IMPORTANT - Validité des mesures de dépistages :  La Norme NF M60-771 prévoit que le prestataire doit s'assurer du respect des conditions normales de vie et de la permanence d'une installation correcte des dosimètres, pendant les 2 mois du dépistage. Ceci est rarement aisé, voire impossible. Comme cela se fait souvent aux USA, nous conseillons alors d'engager la responsabilité du propriétaire en lui faisant signer un document sur le respect de ces deux consignes. Si le propriétaire n'est pas lui-même habitant des lieux, nous ajoutons l'idée d'une double signature, avec celle d'un délégué des "habitants" des lieux, dont l'intérêt "sanitaire" est plus évident que celui du propriétaire. Sans de telles précautions, tous les conseils techniques et normes à respecter, perdent leur intérêt de santé publique. Nous savons que certains propriétaires ont d'ores et déjà truqué des résultats de dépistage, ne serait-ce qu'en aérant un peu plus que d'habitude. C'est trop facile et trop tentant.

Les catégories d'ERP et les départements concernés figurent dans l'arrêté "modalités de gestion…" du 22/07/2004. Sur notre site, la liste des organismes habilités à procéder aux mesures d'activité volumique du radon dans les lieux ouverts au public" (arrêté du 25/07/2006), existe en 2 versions :  classée par départements et par noms (Passer par les 2 liens, à partir de la page d'accueil en français).

Pour ces dépistages, les normes et la législation radon doivent être appliquées. Après détermination du plan de pose réglementaire des dosimètres, rien n'empêche les organismes agréés de prévoir des dosimètres supplémentaires, selon les circonstances (ex. quand 1 dosimètre minimum prévu par zone homogène de 200m² semble insuffisant). La meilleure synthèse pratique, à lire avec attention, est la circulaire du 20/12/04, destinée aux DDASS. Vous y trouverez en particulier, la liste exhaustive des ERP concernés, la liste de tous les textes réglementaires, l'organisation réglementaire de la gestion radon, les missions des DDASS et DRASS dans le paysage radon français, les pré-imprimés des rapports d'intervention, etc.… Voir aussi la "note d'information technique", très synthétique, qui doit être annexée aux rapports d'intervention des organismes agréés ( avis du 22/02/2005 ).

Si ce rapport fait mention d'un problème, le suivi doit être confié à un organisme agréé de niveau 2, jusqu'à assainissement des lieux. Dans tous les cas, la "gestion du risque radon" se termine par un rapport officiel, émanant d'un organisme agréé, attestant qu'aucun "local de vie" n'a plus de 400 Bq/m3 de radon. Ces mesures finales, sont faites exactement comme des dépistages (2 mois, conditions de vie normales …). Cependant, les propriétaires, seuls payeurs, peuvent légitimement faire aussi quelques démarches personnelles, mesures et "travaux simples" (voir surtout l'article 7, extrait de l'arrêté du 22/07/2004), s'ils restent dans le cadre et les délais de la législation qui les concerne… C'est souvent efficace et économique.

Nous vous conseillons aussi d'aller visiter les bons sites officiels, qui vous donneront toutes informations sur l'aspect sanitaire, les conseils, les remèdes et la réglementation. Voir, par exemples, les sites :

- de l'IRSN au :  http://www.irsn.org/index.php?position=radon_3

- de l'ASN au :  http://www.asn.fr/sections/espace-professionnels/radioprotection_professi/radon_save .

        Attention rechercher aussi les nouveaux textes officiels sur le site legifrance, car l'ASN ne met pas son site à jour en temps réel :  http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/RechercheSimpleTexte.jsp

- du CSTB au : http://kheops.champs.cstb.fr/Radon/?IdPage=0

- de l'HPA anglais, encore récemment appelé NRPB, au : http://www.hpa.org.uk/radiation/services/radon/work.htm, qui vous donnera quelques consignes de pose des dosimètres de nos voisins anglais, dont la pose doit être faite dans les 3 jours ( ! ! ) de la réception des dosimètres. Vous apprécierez d'autant mieux le fait de pouvoir utiliser nos dosimètres KODALPHA (ou films DOSIFILM) jusque 2 ans après réception ! (voire plus)

- et d'autres bons sites … qui nous excuseront.

B2)  Les 4 cas "intermédiaires" :

1- Cas des ERP ayant déjà fait des mesures, avant septembre2004. Si ces mesures ont été faites dans des conditions jugées acceptables par les DDASS et que les résultats des dernières mesures étaient acceptables, il n'y aura pas nécessité rétroactive de se conformer à la réglementation nouvelle.

2- Cas des ERP qui entrent dans l'une des catégories d'établissement citées dans la circulaire du 20/12/2004 mais qui sont hors des 31 départements prioritaires. S'ils communiquent (ou ont déjà communiqué) des résultats de "dépistage à problème" à leur DDASS, ils devront suivre la même procédure réglementaire que ceux qui sont dans les 31 départements prioritaires.

3- Cas des ERP directement concernés par la législation qui décideraient de faire eux-mêmes un pré-dépistage radon (comme on fait un pré-dépistage "voiture"). Cette démarche est d'ores et déjà pratiquée par certains. Elle ne s'oppose pas au dépistage réglementaire, mais se propose de régler soi-même les pollutions simples, avant l'intervention obligatoire d'un organisme agréé, qui doit impérativement démarrer la période de 2 mois de dépistage réglementaire avant fin février 2008. Dans de nombreux cas, c'est la démarche du "moindre coût", mais elle oblige le propriétaire à s'occuper lui-même de son pré-dépistage (achat direct de dosimètres) et des éventuels travaux simples (mais, ni plus ni moins qu'un bon chef de famille !). Cette démarche du pré-dépistage est surtout "payante" pour les petits propriétaires d'ERP qui pensent avoir un risque radon. En effet, le coût incompressible de déplacement d'un organisme agréé "pèse" proportionnellement d'autant moins lourd qu'il y a davantage de dosimètres à poser. Évident  !

Dans le même esprit, après un dépistage officiel à problème, certains tentent de faire eux-mêmes les travaux simples qu'ils jugeront nécessaires. Ces actions peuvent être entreprises à tout moment de l'année. Cette démarche est légitime, puisque seuls les propriétaires ont la charge légale et financière de toute la démarche de "gestion du risque radon". Mais, à nouveau, cela ne dispense pas de faire valider officiellement l'état final du bâtiment, dans les conditions et délais réglementaires.

En pratique, si l'objectif sanitaire est atteint à moindre coût, dans les délais impartis et avec un contrôle final, par un organisme agréé, ce n'en est que mieux. Pour les petites structures, avec quelques conseils simples et de bonnes lectures sur le web, cette démarche individuelle est souvent beaucoup moins chère que de faire intervenir trop vite un organisme agréé. Attention cependant car le propriétaire peut aussi perdre son pari, son temps et un peu d'argent. Il revient alors à la case départ, avec prise en main de son problème par un organisme agréé. Il faut alors rester attentif à ne pas dépasser les délais d'action impartis par la législation.

4- Cas des bâtiments dans lesquels les DDASS souhaitent faire des mesures.

Dans le cadre des leurs fonctions (voir circulaire du 20/12/2004) les DDASS peuvent avoir des actions spécifiques. Par exemple, elles peuvent demander, voire prendre à leur charge, des dépistages dans des ERP qui n'y sont pas encore obligés par la législation actuelle. Ce peut être dans le but de faire classer en zones prioritaires, certaines parties de départements qui ne sont pas parmi les 31 prioritaires. Le propriétaire doit alors s'exécuter, en suivant les directives de sa DDASS. Les conditions peuvent être strictement "calées" sur la législation des ERP, ou différentes, selon le but des mesures et les bâtiments concernés.

 


C-   La démarche "libre", proposée par DOSIRAD

 

Tous les propriétaires non concernés par la législation actuelle et qui n'entrent pas non plus dans les "cas intermédiaires" ci-avant, n'ont aucun compte à rendre de leurs démarches. On y trouve tous les particuliers ainsi que tous types de propriétaires sensibles à ce problème ou poussés à s'y intéresser par leurs locataires ou leurs salariés…

Le cas des employés de certaines sociétés n'est d'ailleurs que provisoire. En effet, ils sont concernés par l'article R231-115 du code du travail. Cet article n'attend plus qu'un arrêté pour être appliqué.

 

C'est la démarche que nous proposons depuis longtemps. Elle donne quelques conseils pratiques à ceux qui ont décidé de gérer eux-mêmes leur éventuel problème de radon. Aujourd'hui, elle reprend la plupart des idées des 2 paragraphes A et B ci-dessus. En fait, ce sont surtout ces nouveaux paragraphes qui se sont inspirés des idées de nos anciens conseils.

C'est la gestion des curieux et des "bons pères de famille". Elle se veut efficace et peu coûteuse. Pour continuer d'améliorer cette démarche, nous acceptons volontiers toutes critiques, commentaires et suggestions, basées sur des cas pratiques. Attention, certains problèmes peuvent être "rebelles" et nécessiter finalement l'intervention sur place, d'un professionnel radon expérimenté ( "organismes agréés" cités plus haut).

La démarche proposée, est validée par plus de 15 ans de mesures du radon avec le dosimètre KODALPHA en France comme à l'étranger. Elle permet à chacun de faire ses propres tests radon et de déterminer seul les premiers travaux simples à effectuer par étapes. C'est souvent une démarche suffisante, économique et efficace. Rappelons que près de 95% des "dépistages" radon sont négatifs, même dans les départements dits à risques. De plus, pour les particuliers, il est souvent hors de question de faire les frais d'une intervention d'experts, à domicile, sauf en cas de problème "rebelle" préalablement identifié en "libre".

Cette démarche "libre" ne suppose pas forcément que le propriétaire ne connaît rien au radon. Utilisé par des techniciens, nos dosimètres peuvent faire plus que la simple mesure du radon. En effet, le KODALPHA est aussi parfaitement étalonné pour fonctionner sous "gobelets calibrés", c'est à dire en méthode "fermée" d'excellente qualité. Comme la méthode fermée ne mesure que le radon gaz et que les mesures "ouvertes" (film à l'air libre de notre KODALPHA) mesurent à la fois radon et descendants, il est intuitif qu'on peut calculer par différence, la concentration de descendants, donc le "vrai" risque sanitaire. Toute participation anormale du thoron à ce risque sanitaire est également prise en compte.

Dans ce qui suit, il faut se souvenir que les différentes concentrations de radon recommandées dans les ERP (400 et 1000 Bq/m3 de gaz radon) sont des moyennes annuelles. Il faut aussi se souvenir que la simplicité de cette législation radon, cache le fait que seuls les descendants solides du radon sont responsables du risque de cancer du poupon, en allant se coller sur nos bronches, comme sur un filtre.

Enfin, pour les mordus, vous pourriez utilement aller voir nos publications et QUIZ radon, à la page accueil technique,

1 - Dépistage initial du radon.

Pour un premier dépistage, l'objectif est sanitaire. On cherche à déterminer s'il existe un risque radon dans un bâtiment donné. A ce stade, toute mesure trop courte n'a aucun sens sanitaire, même si elle est excellente. En effet, pour de nombreuses raisons, le radon fluctue très vite et considérablement dans le temps. Une mesure de quelques jours risquerait donc de conclure à l'absence de risque radon, là où une moyenne sur un à deux mois aurait révélé un vrai problème. Si c'était l'inverse, on pourrait être amené à faire des mesures complémentaires inutiles.

Pour atteindre cet objectif sanitaire, la question préalable est de savoir où, quand, comment et combien de dosimètres radon doivent être utilisés. Même proches les uns des autres, tout bâtiment est à considérer. Seuls, les Locaux Souvent Utilisés (LSU) peuvent présenter un véritable risque sanitaire. De préférence, ces dépistages sont à faire aux mi-saisons, pendant 1à 2 mois, dans des bâtiments en cours d'utilisation normale. Des mesures d'hiver, qui donnent des résultats un peu plus élevés, peuvent aussi être envisagées. Si les résultats sont bons, ils le seront, à fortiori, en moyenne annuelle. Sauf dans des cas spéciaux (maisons de campagne), il vaut mieux écourter une mesure de dépistage que d'inclure une trop longue période d'inoccupation (ex. vacances scolaires). Pour la pose des dosimètres, c'est extrêmement simple. Allez consulter le mode d'emploi.

Les dépistages ne concernent que les LSU du rez-de-chaussée et éventuellement ceux du sous-sol. En effet, sauf rares exceptions (ex.: chauffage à air chaud, escalier passant directement du sous-sol au premier étage, etc.), les étages inférieurs sont les plus touchés puisque c'est là que se situent les entrées de radon. Néanmoins, tous les locaux du RdC ne sont pas à mesurer. Quelle que soit la géométrie d'un bâtiment, il convient de tester environ 1 LSU sur 2. En effet, il est très fréquent qu'un petit secteur seulement de bâtiment, présente un excès de radon. Si un LSU est "isolé", par des locaux secondaires (couloirs, escaliers, vestiaires, toilettes, stocks, vestibules, cages d'ascenseurs, etc.), il faut le tester. Sauf pour de très grands halls, un dosimètre par LSU suffit. Dans ce qui précède, un local est définit comme une zone habituellement fermée par des portes.

Cette méthode de détermination des locaux à dépister ne fait pas intervenir la notion de "zone homogène", de la norme NF M 60-771, mais permet d'atteindre plus simplement le même but : déterminer si une partie de bâtiment présente des concentrations de radon supérieures aux normes. Cette méthode aboutit même, le plus souvent, à un nombre un peu plus grand de mesures., mais elle évite toute erreur dans la détermination délicate des "zones homogènes". D'autant que les zones "bâtiment homogène" (même interface sol-bâtiment, même ventilation, même température, etc…) ne sont pas forcément les zones "radon-homogène". Les zones "bâtiment-homogène" ne peuvent pas tenir compte des "facteurs-radon" invisibles tels que certaines fissures, porosités, passages de câbles et canalisations, joints de dalles masqués, etc. Bien souvent, c'est donc le quadrillage judicieux des mesures qui s'avère la meilleure façon de déterminer les zones "radon-homogènes" et non l'estimation des zones "bâtiment homogènes". De plus, la simplicité de la méthode proposée permet à chacun de faire son propre dépistage. Ce qui est une nécessité économique pour les particuliers.

2 - Mesures complémentaires.

Dès que le dépistage d'un LSU, dépasse 350 Bq/m3 l'objectif est différent. Il est double. Il convient d'abord de s'assurer qu'un LSU voisin, non mesuré lors du dépistage initial, n'a pas davantage de radon. Il convient ensuite d'identifier le principal local "source radon" du secteur. C'est ce local qu'il faudra "traiter" en priorité pour espérer assainir tout le secteur de bâtiment. Le plus simple est de re-mesurer le local initial, simultanément avec tous les locaux voisins, y compris tous les "locaux secondaires" (liste ci-dessus), dont ceux éventuellement situés en sous-sol, immédiatement en dessous. En principe, les LSU voisins n'ont pas encore été mesurés puisque seulement 1 sur 2 était concerné par le dépistage, dans notre méthode.

Du fait des fluctuations rapides de radon, la simultanéité de ces mesures comparatives est indispensable. Des expositions de 1 à 4 semaines suffisent. La sensibilité de notre dosimètre KODALPHA le permet aisément. Plus le dépistage était élevé, plus les mesures comparatives peuvent être courtes. A noter que l'identification d'un local "source" est même plus aisée quand toutes les portes restent fermées pendant ces mesures comparatives. Le local "source" se distingue alors davantage des locaux voisins. Pour les écoles, il est donc préférable de faire ces mesures complémentaires pendant des vacances scolaires. A noter que, dans ces conditions, la mesure de dépistage, trouvée dans un LSU, peut être assez différente de la mesure complémentaire. Mais, c'est seulement la comparaison avec les locaux voisins qui est recherchée ici.

A noter qu'un seul appareil électronique, même excellent, ne permet pas d'atteindre d'aussi bonnes comparaisons de locaux voisins. En effet, une bonne mesure nécessite 3 à 12 heures. À cause des fluctuations parfois très importantes du radon, toute seconde mesure ne peut  pas être comparée à la première. Même dans le même local !

3 - Améliorations sanitaires.

Au-dessus de 1000 Bq/m3, il y a urgence et obligation d'assainir les locaux LSU, donc de "traiter" les locaux "source". Avant l'hiver et en attendant d'avoir remédié au problème de façon définitive, on peut patienter en ouvrant les fenêtres, sous contrôle d'une remesure. Compte tenu des erreurs expérimentales (indiquées sur les rapports d'analyses), il est raisonnable de tenter une amélioration simple dès 350 Bq/m3 dans un LSU. En général, plus la concentration est élevée, plus la pièce source et le remède à appliquer sont évidents, même si le remède peut être onéreux (ex. refaire une dalle). Les fortes pollutions viennent très majoritairement du sol, parfois de l'eau de puits, très rarement des matériaux de construction, même pour les bâtiments tout en granit. A ce propos, quand le risque "thoron" est significatif, il provient essentiellement des matériaux de construction. A noter que l'air conditionné ou le chauffage à air chaud, avec leurs gaines d'aération, sont des vecteurs de transport et d'uniformisation du radon dans toutes les pièces, y compris les étages.

Vérité à ne jamais oublier :  s'il y a du radon, il y a forcément des voies d'entrée. Les plus courantes sont la terre battue, les fissures et joints des dalles béton, les passages de canalisation, la porosité des ciments de jointoiement, etc. Sauf "cas évidents" (ex. terre battue, etc.), il faut d'abord s'assurer qu'il y a au moins une petite aération naturelle dans le local "source" avant d'essayer d'améliorer l'étanchéité de son sol et de ses murs enterrés, de façon simple. Les solutions simples à un manque d'étanchéité sont très semblables à celles de la lutte contre l'humidité : enduits et peintures étanches. Avant de décider de frais importants d'aération (ouverture de murs, extracteurs, gaines, etc.) il peut être prudent de vérifier que l'aération initiale était vraiment insuffisante. Un usage particulier de nos dosimètres permet d'apprécier l'aération. Voir la page DOSIFILM. En général, pour mieux comprendre un problème radon, il est préférable de ne tenter qu'une amélioration simple à la fois, avant remesures du radon de 1 à 3 semaines.

Si des améliorations simples d'aération et d'étanchéité s'avèrent insuffisantes, on peut envisager d'ajuster les pressions relatives d'air, pour empêcher le radon excédentaire de franchir les voies de passage et fuites résiduelles, en lui opposant un petit flux d'air. Par exemple, la pose d'un petit ventilateur extracteur dans un vide sanitaire peut réduire considérablement le radon des niveaux supérieurs, grâce à la seule dépression. Construire sur vide sanitaire est d'ailleurs le mieux à faire, en zones à risque. Attention, tenter d'évacuer le radon par une aération mécanique peut aussi provoquer une dépression qui peut anéantir tous les effets favorables. Par exemple, installer une VMC peut réduire mais aussi augmenter les concentrations de radon. Chaque bâtiment est un cas unique. On peut le vérifier en arrêtant une VMC existante.

Pour les rares "cas rebelles", certaines autres mesures peuvent être nécessaires, afin de décider de travaux plus complexes, moins évidents et plus chers. Par exemple, nos dosimètres permettent d'estimer la présence éventuelle de gaz thoron (mesures ouvertes et fermées ci-dessus). Ce gaz radioactif peut parfois provenir de certains matériaux de construction (granit compris). Nous pouvons aussi mesurer le radon dans l'eau et les émissions radon/thoron des matériaux. Nous consulter. Avec 14 ans d'expérience acquise auprès de nos distributeurs étrangers, nous avons appris à conseiller, à distance, les meilleures actions simples à tenter en priorité (tél., fax, e-mail, plans, photos, etc.). Jusqu'à présent, ces conseils sont gratuits. Nous appeler. Les remesures en confirment très souvent l'efficacité. Par contre, en cas d'échec répété des actions correctrices simples (au sens de la note d'information, avis publié au JO le 22/02/2005, qui doit être annexée aux rapports d'intervention des organismes agréés) nous pourrions vous orienter vers des organismes radon indépendants, en qui nous avons toute confiance.