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Le
dosimètre radon KODALPHA
est un détecteur de particules alpha, "passif" (sans moteur),
"ouvert" (film spécial à l'air libre) et
"intégrateur" (mesure moyenne sur une certaine durée).
Depuis plus de 15 ans, il permet à chacun de faire des
mesures "intégrées" de la radioactivité
naturelle due au gaz radon, dans les
bâtiments de toutes natures (habitations, écoles,
bureaux, etc.).
Manipulé
par des spécialistes, il peut aussi faire beaucoup
plus. Par exemple, estimer le facteur d'équilibre "F"
moyen, identifer a présence de gaz thoron, identifier les
locaux "sources" de radon, etc. En particulier, ce dosimètre
peut être utilisé à l'intérieur de
"gobelets" calibrés, pour déterminer certains de
ces paramètres (nous contacter). Voir la page des
usages
spéciaux pour professionnels.
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PRÉSENTATION
/ PRINCIPE |
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Il s'agit d'un petit boîtier noir dont le couvercle sert de support à un film plastique rouge, le LR115. Ce film, vendu en exclusivité mondiale par DOSIRAD, est très utilisé par les Universitaires et professionnels du nucléaire et du radon. Après traitement, chaque impact de particule alpha laisse un trou microscopique dans la couche rouge. Après étalonnage, le nombre de traces et la durée de la mesure permettent de déduire la concentration de radon dans l'air. En
fait, ce sont les "descendants" radioactifs du radon qui
augmentent le risque de cancer du poumon et non pas le gaz
radon lui-même. Voir l'extrait de la brochure radon de
l'OMS.
Il y a même un "paradoxe radon". Si la
législation dans les mines réglemente bien la
concentration des descendants, c'est la concentration du gaz
radon qui est réglementé dans les
bâtiments. L'écart n'est pas mince mais la
mesure du radon est plus aisée et moins chère. On peut dire que la mesure des descendants permet la meilleure estimation du risque sanitaire, tandis que la concentration du gaz radon mesure le potentiel de risque. Sans gaz radon, pas de descendant. Par contre, à même concentration de radon, la quantité de descendants ambiants peut être très variable. D'un côté elle ne peut pas dépasser un certain plafond, fixé par la concentration de gaz radon. Mais de l'autre, elle peut être très inférieure à ce plafond. Pourquoi ? Parce que les descendants se fixent sur les murs et parois diverses, dans des proportions variables. Les descendants ainsi fixés, deviennent inoffensifs puisqu'on ne les "respire" plus. En pratique, pour une même concentration de radon, le risque sanitaire peut ainsi varier de plus du simple au double. |
![]() Cliquer
pour agrandir |
Pour
estimer le risque sanitaire à partir de la mesure du seul gaz
radon, la législation fait nécessairement au moins deux
suppositions : 1) un "Facteur
d'équilibre" moyen (typiquement F=0.40) entre descendants et
gaz radon, pour pouvoir passer du second aux premiers, 2) absence
de gaz thoron. Le thoron est un gaz isotope du radon,
dont les descendants sont tout aussi dangereux que ceux du radon. En
moyenne, il représenterait environ 10% du risque sanitaire
radon. Bien que très souvent négligeable, sa
contribution au risque sanitaire est parfois significative. Dans les
bâtiments, les matériaux de construction et les sols en
terre battue sont les principales sources de thoron. Identifier une
présence éventuelle de thoron est d'autant plus
importante que les méthodes d'élimination du thoron
sont différentes de celles du radon& Par exemple,
à cause de ses 55sec de durée de demi-vie, le thoron ne
s'élimine pas par aération ! Cette durée de vie ne
lui permet pas de s'éloigner bien loin de sa source.
Comme
tous les dosimètres de type "ouvert"
(film à l'air libre), le dosimètre KODALPHA mesure
à la fois tous les émetteurs alpha ambiants, mais pas
ceux qui se déposent à la surface du film.
Néanmoins, dans plus de 95 % des cas, il donne
exactement les mêmes mesures du radon qu'un bon dosimètre de type
"fermé", sensé ne mesurer que le gaz radon. En
effet, dans plus de 95% des cas, les suppositions 1) et 2)
ci-dessus sont vérifiées.
Par contre, en cas de
présence de thoron ou d'un Facteur d'équilibre "F"
anormalement élevé, le KODALPHA tient partiellement
compte de l'excès de risque associé. C'est le moins
qu'on puisse attendre d'un "dépistage", dont la raison
d'être est de donner une alerte sanitaire globale, à
l'aide d'une seule mesure simple. Dans un tel cas, un
dépistage avec un dosimètre "fermé" peut
sous-estimer le risque jusque 2 fois.
Après un
dépistage positif, c'est aux mesures
complémentaires d'identifier, dans le détail,
chacun des facteurs de risque, si cela peut aider à la
résolution du problème sanitaire d'un bâtiment.
Toutes sortes de mesures, souvent normalisées, sont
alors possibles. Ce sont des mesures instantanées, continues
ou intégrées de :
gaz radon, gaz thoron, activité des différents
descendants, facteurs d'équilibre "F", fractions libres "f",
granulométrie et taux d'empoussièrement, taux
d'aération, etc&
Pour certaines mesures
complémentaires, il faut vraiment être un bon technicien
radon. Profitez-en pour vérifier si vous êtes ce bon
technicien radon, en consultant nos publications
et QUIZ radon.
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º Traces
d'impact de particules alpha, après traitement du
film LR115
( cliquez pour
agrandir ). |
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EMPLOI
/ CARACTÉRISTIQUES |
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-- Dès l'ouverture du petit boîtier, le film se retrouve à l'air libre et commence à accumuler les traces d'impacts. En fin de période de mesure, il suffit de retourner le film à notre laboratoire d'analyse, sous simple enveloppe. Allez voir notre mode d'emploi et notre page gestion pratique, qui vous indiquent en particulier où et combien de dosimètres de dépistage faut-il poser et quoi faire en cas de dépassement des seuils de 400 et 1000 kBq.h/m3 de radon.
-- Dans les bâtiments qui accueillent du public (écoles, etc.), une première mesure de dépistage d'au moins 2 mois est exigée par la législation, dans les conditions de vie normale des locaux. Cette mesure, dite "intégrée", détermine la concentration moyenne de radon, en intégrant ses fortes fluctuations dans le temps. Pour les particuliers, non concernés par la législation actuelle, un dépistage d'au moins un mois suffit. Techniquement, des mesures de 1 semaine à 1 an sont possibles avec le KODALPHA, pratiquement sans risque de saturation.
-- Pour des expositions de 2 mois et un facteur d'équilibre de 0.40, le seuil de mesure est de 6 Bq/m3 et le seuil de saturation de 40 000 Bq/m3. En pratique, cette saturation est environ multipliée par 1,5 car une correction mathématique de linéarité est automatiquement appliquée. Les erreurs de mesures sont directement liées au nombre de traces de chaque film (√ nb.traces) et aux erreurs expérimentales. Un tableau résume les incertitudes de mesures estimées, en fonction du niveau d'exposition des films. L'incertitude estimée pour chaque dosimètre, est indiquée dans nos rapports d'analyses.
-- Après un dépistage positif, le KODALPHA a une sensibilité suffisante (1.5 à 2.4 traces/cm² par kBq.h/m3, selon les lots et conditions opératoires) pour identifier les principaux locaux sources. Nous conseillons alors de faire des mesures simultanées, de 1 à 3 semaines, dans tous locaux d'une zone dépistée, y compris les locaux secondaires (WC, stock, etc.). La parfaite simultanéité est impérative pour que les résultats soient comparables entre eux. Il y a avantage à donner la consigne de fermer les portes le plus possible pendant ces mesures, pour limiter les échanges de radon de pièce à pièce. Ces mesures relatives peuvent être faites toute l'année. La principale pièce source aura la plus forte concentration. C'est là qu'il faudra tenter les premiers remèdes simples d'amélioration.
-- Contrairement une crainte légitime, le film rouge n'est ni toxique, ni fragile. De même, les résultats sont peu perturbés par les fines poussières, traces de doigts ou de gras à la surface du film. Ce qui est conforme à la "fenêtre de sensibilité" des films LR115. Seules, les rayures profondes (par pointes, frottements abrasifs, tentatives d'essuyage de dépôts, etc.) sont à éviter.
-- La seule précaution d'emploi est de ne pas ouvrir le dosimètre face au soleil, surtout pour de longues expositions (cf. mode d'emploi).
AVANTAGES
du KODALPHA par rapport aux autres types de dosimètres passifs
:
. il peut être conservé plus de 2 ans en stock avant emploi et plusieurs mois après exposition, en attente d'analyse. Il n'y a donc aucune urgence d'emploi ni d'analyse. A l'étranger, aucun dosimètre ne possède cet important avantage pratique. Cela donne une grande souplesse aux campagnes de mesures.
Par comparaison, pour la plupart des
dosimètres "fermés" Européens, la norme anglaise
du HPA (précédemment NRPB) prévoit la pose des
dosimètres dans
les 3 jours après réception. C'est dire
combien ces dosimètres sont sensibles au bruit de fond en
conservation , ce qui les rend 'moins' pratique à l'emploi sur
les campagnes de mesures longues et en cas de stockage. !
. contrairement aux dosimètres à "électret", il n'a nul besoin d'être doublé par un dosimètre témoin, pour corriger un bruit de fond qui monte, alors même que le dosimètre est resté fermé. Il n'a pas besoin d'une mesure simultanée de l'exposition gamma, qui devrait être déduite des mesures à "électret". De plus, les films développés du KODALPHA, sont conservés pour preuves et remesures éventuelles. Ce qui est évidemment impossible avec les dosimètres à électret.
. il permet des mesures discrètes, en évitant ainsi les pertes et dégradations de dosimètres. Par exemple, il suffit de fixer le couvercle, porteur du film, sous une table d'école, par un adhésif double faces. Attention, dans les Locaux ouverts au Public soumis à législation, la hauteur de pose minimum est actuellement de 1m. Dans ce cadre, les mesures sur (et sous) tables et bureaux sont donc interdites.
. le film étant exposé à l'air libre, la mesure est insensible au statisme des boîtiers, comme le sont tous les dosimètres "fermés". Le statisme non contrôlé, est une importante source de variabilité des résultats. En effet, les descendants formés dans un petit boîtier, ne se déposent pas de façon uniforme sur les parois. Seuls ceux déposés sur les parois face au film sont enregistrables. Avec le LR115, ceux déposés sur le film lui-même, ne le sont pas.
. son coût de fonctionnement est très concurrentiel . Il a été conçu pour voyager sous simples enveloppes. Il n'est nul besoin de constituer des colis postaux ni de se déplacer à la poste, pour le retour des dosimètres à l'analyse.
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RÉSULTATS
d'ANALYSE |
Après 4 à
10 jours, le client reçoit un rapport confidentiel
d'analyse, compris dans le prix du dosimètre. Le
laboratoire DOSIRAD assure toutes les analyses, quel que soit le pays
d'utilisation des dosimètres.
Depuis plus de 15 ans, le KODALPHA est agréé et/ou distribué dans une dizaine de pays (France, USA, Angleterre, Norvège, Suède, Israël, Belgique, Autriche, Tunisie, Suisse, Italie, etc.). Il a été le seul utilisé pour la cartographie radon de la France, réalisée par l'IPSN (aujourd'hui IRSN) pendant plus de 10 ans.
Voir tous les résultats des tests d'intercomparaison organisés par le HPA anglais (ex NRPB) auquel DOSIRAD participe depuis sa création.
En l'absence actuelle d'intercompaison/ validation nationale, les tests réussis à l'étranger sont donc encore la meilleure garantie de qualité des résultats.
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INFORMATIONS
/ COMMANDES |
Vous pouvez aller
consulter les tarifs dégressifs des KODALPHA.
En France, nous vendons nos dosimètres en direct à tout
public, aussi bien qu'aux professionnels du radon, pour leurs
dépistages et mesures complémentaires. Une partie est
également vendue par l'intermédiaire de distributeurs.
Il existe des tarifs et produits
spéciaux réservés aux professionnels.
Par ailleurs, sur échantillons, nous offrons aussi des services parfaitement étalonnés de mesure du radon dans l'eau et des émanations radon des sols et des matériaux,
Si les informations de ce site ne vous suffisent pas, n'hésitez pas à nous contacter pour toutes questions commerciales ou conseils techniques gratuits, prix dégressifs, remises et conditions spéciales, etc.
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Laboratoire DOSIRAD 26700
PIERRELATTE |
de la Société DOSIRAD: |